Les débuts de Gallé :

Son père, Charles Gallé, était peintre sur porcelaine. Se mariant à une fille de commerçant, il travaillera et sera à la tête d’un magasin de cristaux et porcelaine, qu’il développera avec succès.

Recevant une éducation soignée, Émile sera placé en pension, où ses instituteurs remarqueront dès le plus jeune âge son côté artistique. “L’enfant a une belle imagination et une facilité incroyable à tout rendre avec un rare bonheur d’expression, il a un jugement sûr et beaucoup de sagacité”.

Dès l’âge de 9 ans, Émile assiste à la première Exposition universelle de 1855. C’est le début du goût pour l’art et les belles choses.

Gallé et le botanique :

Au lycée, Émile Gallé participe à des cours de dessins artistiques, avec le professeur Joseph Casse. Durant ces années, le jeune artiste se passionne pour la botanique, et l’exprime à travers le dessin.

Il dit, lors d’un interview au vu d’un article sur l’Exposition Universelle de Paris de 1889 : “J’ai aussi le goût des sciences naturelles, au point que, sans mon horreur des mathématiques, j’aurais conquis des grades dans cette voie et serais peut-être aujourd’hui un modeste professeur de botanique dans une école de pharmacie, au lieu d’être un modeste article”.

La prospère entreprise Gallé :

Son père Charles Gallé est un vrai homme d’affaire. Faisant prospérer le commerce de sa belle-mère, les services de verres Gallé se retrouvent dans les maisons royales. En 1866, il reçoit le prestigieux titre de “fournisseur de la Maison de l’Empereur”.

Après les études de son fils, son père décide de l’envoyer en Allemagne afin d’étudier et de découvrir un nouveau pays. À son retour en 1867, Gallé est un artiste confirmé. Émile Gallé sera ainsi à la tête de la création artistique au côté de son père. L’Exposition Universelle de cette même année se déroule à Paris. Premier grand test pour Émile, qui obtient une mention honorable pour la verrerie.

L’entreprise Gallé s’agrandit avec l’acquisition d’une usine, passant ainsi de l’artisanat à l’industrie, tout en gardant le caractère unique des créations. En 1900, c’est plus de trois cents personnes travaillant à la manufacture Gallé.

Poète humaniste :

Reconnu unanimement comme l’instigateur du vaste mouvement international de renouveau des arts décoratifs qui va donner naissance à l’Art Nouveau, Émile Gallé est aussi le fondateur de l’école de Nancy (1901).

Aujourd’hui, l’École de Nancy doit tout à Gallé, son énergie, sa persévérance, la fécondité de ses idées. En effet, les groupements artistiques qui se sont formés ailleurs n’ont donné aucun résultat vraiment digne d’intérêt. Un chef, un inspirateur, un “animateur”, pour employer le mot d’Annunzio.

Ce n’est pas seulement un maître verrier hors pair, c’est aussi un poète humaniste, combattant les problèmes de son époque.

Désirant d’amener l’art à la portée du plus grand nombre, Galle excellera dans trois domaines : la céramique, la verrerie, et l’ébénisterie.

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